Chères et chers compatriotes du Royaume-Uni?
Parmi les sujets que le Brexit a rendus plus urgents pour nous, il en est un qui reste trop souvent dans l’ombre : notre protection sociale à l’étranger.
Je voudrais vous parler ici de deux sujets essentiels, la CFE, nos droits "carte vitale"; vous pouvez par ailleurs voir ici nos propositions sur la retraite.
La Caisse des Français de l’Étranger (CFE) est le seul système qui nous offre une couverture inspirée de la Sécurité sociale française, sans sélection médicale, où que nous vivions dans le monde. Pour les 8 000 à 12 000 Français du Royaume-Uni qui y sont affiliés — et pour beaucoup d’autres sans solution claire depuis le Brexit — elle est souvent le seul filet de sécurité réel.
Mais ce modèle est aujourd'hui en danger.
Depuis plusieurs années, la CFE est confrontée à des déficits croissants, à l'augmentation des dépenses de santé, et surtout au désengagement de l’État.
En 2026, la contribution publique est tombée à 360 000 euros alors même que l'Etat impose près de 5 millions de charges à la CFE.
La conséquence est immédiate : une hausse des cotisations de 11 %, supportée exclusivement par les Français de l'étranger.
Ce n’est pas acceptable.
La CFE n’est pas une assurance privée. C’est notre Sécurité sociale à l’étranger.
La laisser se dégrader faute de financement public, c’est construire un système réservé aux plus aisés et abandonner les autres.
Concernant l'assurance maladie en France, si vous n'êtes pas affiliés à la CFE mais couverts par le NHS, vous bénéficiez d'un accord bilatéral qui vous donne la couverture des soins d'urgence.
Mais, sans la CFE, au retour en France, les choses se compliquent : carence de 3 mois, délais pour ouvrir ou rouvrir les droits à l'assurance maladie, justificatifs demandés, reconnaissance des statuts particuliers (auto-entrepreneurs, etc). Un parcours du combattant.
Nous demandons :
- une véritable continuité des droits entre le Royaume-Uni et la France
- la suppression des ruptures de couverture au retour
- un guichet spécifique d'accompagnement du retour en France.
Avec le soutien de Yan Chantrel, sénateur représentant les Français établis hors de France, et grand défenseur de la CFE, je porte une ligne claire :
- Un financement de l’État à la hauteur des enjeux
- L’élargissement des aides pour inclure les classes moyennes
- La correction des inégalités introduites par la réforme de 2018
- Une protection sociale digne pour toutes les Françaises et tous les Français de l'étranger.
Si nous ne défendons pas ce système aujourd’hui, il ne sera plus demain.
Rappelons que les Français de l'étranger contribuent pour plus d'1,1 milliard au budget de la France par leurs impôts (selon les derniers chiffres publiés, en 2021)- sans même compter les autres prélèvements et contributions.
Pour en discuter avec vous, nous avons invité Yan Chantrel à un webinaire le 20 mai à 19h.
Votez entre le 22 mai 11 h et le 27 mai 11 h par internet, le 31 à l'urne.
Choisissez une équipe qui défend concrètement vos droits, votre protection sociale et votre avenir.
Votez pour la liste Justice et Solidarité!
Catherine Smadja-Froguel
